samedi 12 juillet 2008
mardi 1 juillet 2008
La terre est un pays formidable... Merci à tous !
Le retour est à chaque fois un moment difficile.
Période de flottement... entre deux eaux, entre deux mondes.
Car douze jours durant, nous nous sommes immergés dans nos pensées les plus profondes.
Chaque kilomètre était une plongée en apnée au plus profond de nous même. A la recherche de ce que l'on est, de ce l'on veut, de ce que l'ont veut être. Le Ventoux comme phare, sous la pluie, malgré les orages, poussés par les vents ou réchauffés par les rares rayons du soleil, nous avons avancé sur les sentiers gorgés d'eau. Mais la vie n'est-elle pas à l'image de ces randonnées : tantôt joyeuse, tantôt difficile, souvent pleine de surprises mais tellement belle à vivre. Et puis inexorablement, jour après jour, l'on doit avancer.
Nous avons donc gravi des cols, franchi des étapes mais au fond de nous, au delà de celui de cette ascension commune, nous avions un objectif différent, personnel, pas forcément partagé. Sentiers après chemins, collines après montagnes, plus on s'élevait géographiquement en altitude, plus on "descendait au fond de nous même". La difficulté qui augmente nous pousse vers nos limites, nous ouvre sur d'autres horizons..; nous oblige à faire des choix, dont l'un décisif en raison du temps exécrable : « Est-ce qu'on va jusqu'au bout ? ».
Malgré la pluie, le vent, le froid, les grêlons et les difficultés, nous n'avons jamais reculé et avons été jusqu'au bout. Loin du temps qui court, au rythme du pas de l'âne, nous avons franchi le sommet du Vaucluse avant de prendre le chemin du retour, traversé des paysages magnifiques.
Chaque épreuve acceptée et vécue nous élève, chaque épreuve nous fait grandir, avancer.
Et puis, il a eu toutes nos rencontres. Chacune d'elles est une porte ouverte sur un nouvel horizon aussi ; à nous encore de choisir jusqu'où nous allons porter notre regard.... A nous de nous arrêter et de partager des bouts de vie.
Un grand merci à tous. Un grand merci pour votre accueil, votre générosité, pour nous avoir donné de l'eau, pour nous avoir offert le gîte et le couvert, pour tous ces instants partagés... Un grand merci pour tout, du fond du coeur.
A peine rentrés, la tête encore sur les sentiers de randonnées, il nous faut préparer le « Marius Tour 2008 ». En effet en août, nous reprendrons chaussures, bât et sac à dos pour un périple de 350 à 400 km. Marius marchera cette fois pour la petite Morgane atteinte de la Mucoviscidose. Au cours de ce nouveau périple, nous récolterons dons et promesses de dons qui seront reversés à l'association "Vaincre la Mucoviscidose". Ils seront ensuite affectés à la recherche, aux soins ainsi qu'à l'amélioration de la qualité de vie des patients et de leur famille.
Nous partirons de Rousset-les-Vignes le 2 août au matin. Direction Dieulefit puis Bourdeaux, Saint Nazaire le Désert, La Motte Chalencon, Montbrun les Bains, Buis les Baronnies, … Retour prévu dimanche 24 août. Le tracé n'est pas encore tout à fait déterminé. Il le sera dans quelques jours.
mardi 10 juin 2008
mercredi 4 juin 2008
Quand il n'y a plus de place pour le hasard...
J'étais plutôt partisane de la seconde option.
Me dire que toutes les rencontres que j'avais pu faire auparavant étaient nées d'une totale fortuité.
Ou encore que tout ce que j'ai pu réaliser par le passé n'aura été que le fruit de coïncidences plus ou moins malheureuses.
Et puis un jour, par hasard si je peux dire, je m'inscris sur un site de micro-blogging.
Et puis quelques jours après, je raccroche mon téléphone en me disant que vivement le mois d'aôut qu'on recommence.
Entre ces deux jours, presque un an a passé.
Enter ces deux jours, ma vie a été bouleversée.
Je ne peux pas dire que c'est une rencontre qui a transformé ma vie, mais ce que je sais, c'est je la vois autrement depuis cette rencontre.
Cette rencontre, c'est celle que j'ai faite l'an dernier avec Bouille, la moitié de Marius.
Rien à priori ne nous destinait aux liens qui nous unissent aujourd'hui.
Son coeur et son corps sont à l'air libre, les miens sont pris et enfermés.
J'écris pour rire,il le fait pour informer.
Je blogue des blagues et lui sa vie.
Et un jour, me voilà à prendre part à l'aventure, embarquée dans le GPS.
C'était en août dernier.
Lancés sans filet, nous avons passé 21 jours ensemble.
Pas toujours facile de faire coïncider la montagne avec la technologie, mes soirées avec ses journées, son moral et le mien.
Puis lentement, au fil de l'eau, aux détours des sentiers, rayons de soleils après orages violents, le coup de fil du soir devenait de plus en plus désiré, attendu.
Lentement, nos vies se sont aperçues toutes seules qu'elles se ressemblaient, que nos parcours n'étaient pas si opposés ni mouvementés que ce que les apparences le laissaient croire.
L'été dernier, j'étais en proie aux doutes, tous les doutes.
Il avait perdu les clés de la sienne.
Ensemble, nous sommes partis à la recherche.
Ensemble, nous avons répondu spontanément chacun aux questions de l'autre.
Au bout de 21 jours, le lien était devenu si fort qu'il ne nous a pas été forcément nécessaire de ne plus nous quitter pour nous apprécier.
Chacun sa vie, chacun son chemin.
Mais ce que nous savions, c'est que nos vies avaient changé au contact l'une de l'autre.
Et de façon radicale.
Inutile de lutter alors quand la proposition de grimper le Ventoux m'a été faite, je me suis cachée dans une des sacoches de Marius et j'ai embarqué en douce.
12 jours.
Un tour de chauffe, bien différent par rapport à l'an dernier où ne ne savions ni l'un ni l'autre où nos vies et cette randonnées allaient nous mener.
12 jours à prendre un plaisir partager à se parler, du parcours du jours bien-sûr, mais qui n'était plus la priorité. La performance n'était plus physique cette fois.
Nous sommes allés au delà.
Bouille a compris que j'avais besoin de gentillesse, de don, de partage, d'écoute et d'épaule. Peut-être ne l'a-t-il pas senti, mais il a donné plus que ce que j'attendais. Une overdose de bonté.
Nous avons approfondi la connaissance que nous avions faite l'un de l'autre voici presque un an.
Par hasard.
Par hasard? Pas sûr!
Dans ses provisions, Bouille avait pris Béné.
Béné, dont je ne connais qu'une heure de voix téléphonée, sur 12 jours de randonnée.
Mais Béné qui cherche, qui tente, qui espère elle aussi trouver ce que Bouille a découvert l'an passé et qu'il m'a fait partager.
Béné et cette heure de causette entre fille qui m'a fermement confirmé que non, le hasard n'existe pas.
Le pourquoi ne regarde que moi, mais ce qu'est devenu ma vie après avoir rencontré Bouille et ce qu'elle pourrait devenir après avoir entendu Béné ne peut que me conforter dans cette idée là.
Non, le hasard n'existe pas, il n'y a que des gens faits pour se rencontrer, partager, s'aimer et enfin se trouver.
Bouille, Béné, Marius et les autres, merci d'avoir fait voler en éclats la carapace dans laquelle j'avais bien voulu m'enfermer pour me protéger d'un ennemi imaginaire que j'appelais à l'époque la vie. Aujourd'hui, la vie, c'est une amie.
Je quitte un instant le chemin, en attendant que le soleil d'août ne nous rappelle ensemble sur les chemins ou au bout du fil.
dimanche 1 juin 2008
J12 : 1er Juin : Home sweet home!
Hier, notre projet de dormir à la belle étoile est littéralement tombé à l'eau.
Alors que nous arrivions au col de La Vote, le tonnerre grondait derrière nous et le temps de nous dire qu'il allait falloir nous dépêcher de manger et d'enfiler nos imperméables que la colline avait disparu derrière un rideau de pluie. Nous avons pris le sentier et avec lui un violent orage de pluie, de vent et de grêle.
Aucun moyen de nous abriter, nous avons marché le plus vite possible, y compris Marius qui avait assez peur de la pluie et du vent. Le sentier n'était plus qu'un gros ruisseau et bien évidemment, 1/2h d'orage a suffit pour nous tremper comme des soupes de la tête aux chaussures et sabots!
Nous avons tout de même rejoint Montaulieu vers 20h où le Maire et son épouse nous attendaient pour nous proposer de nous héberger chez eux. Nous avons accepté avec plaisir, y compris Marius qui a eu pour lui tout seul un parc avec de l'herbe à foison sous les sabots!
Après une bonne douche, nous avons passé une très agréable soirée où notre intarissable Béné a partagé d'excellents souvenirs auvergnats...
Nous appréhendions la réaction de Marius, surtout Béné, et puis il nous a surpris en glissant et se retrouvant les 4 sabots aux 4 points cardinaux... Dans l'eau! Une fois dedans, nous l'avons relevé et encouragé à avancer, ce qu'il a fait.
Il l'a fait!!! Un an après!!! Je savais que la confiance que j'ai en mon âne allait payer un jour, contrairement à ce que pensait Béné, qui me doit donc un restaurant! (Juste un repas, pas un établissement, encore que...Noooon!)
Nous avons continué tranquillement notre chemin en longeant l'Eygues jusqu'à Nyons que nous avons traversé, après nous être arrêtés au Café du Pont pour manger une bonne salade, laissé Marius faire sa star et avons repris l'ancienne voie ferrée empruntée au début de notre randonnée... La boucle est bel est bien bouclée.


Il était 18h45 quand nous sommes arrivés, après 12 jours et 200 km de marche.
Quelques chiffres et données techniques mais qui recèlent en fait bien plus que des performances physiques ou un parcours sur une carte.
Il nous faut pour le moment nous poser, puis nous reposer, je reprends quant à moi la route au mois d'août en principe, soit dans 2 mois, qui vont filer trop vite...
@bientôt!
samedi 31 mai 2008
J11 : 31 Mai : Chronique d'une fin annoncée...
Pleins d'enthousiasme, nous avons continué de marcher hier soir, puisque le jour tombe plus tard.
Nous avons traversé Propiac et à 1km de Bénivay-Ollon, nous avons fait la rencontre d'un homme devant chez lui avec lequel nous avons entamé une discussion.
Il s'avère que la conversation s'est prolongée autour d'un apéritif et de fil en aiguille, Dada nous a annoncés qu'il avait entendu parler de nous par Christelle, sa camionnette et son thé...
Il nous a alors proposés l'hébergement en pension complète et nous a invités dans sa vie... Hors du temps.
Il nous a présentés à sa petite femme, Bérangère, et nous avons passé une excellente soirée en leur compagnie.
Marius n'a pas été oublié, bien à l'abri dans une cour parsemée d'herbe fraîche et de quoi dormir en sécurité non loin de nous.
Dada est un guide de randonnée équestre et Bérangère infirmière libérale. Ils se sont installés là et tentent de vivre à leur rythme et celui de la nature, soit en quasi-autonomie, très sainement et simplement.
Ayant exercé son métier en Auvergne, comme Béné et Christelle, nous avons alors évoqué un beau passé dans cette région et il nous a racontés des moments magiques vécus là-bas, similaires à ce que Béné et moi vivons actuellement.
Quand on dit qu'il n'y a pas de hasard...
*
Sans doute la plus belle rencontre de la randonnée, car si les précédentes avaient déjà été formidables de hasard et de richesse, celle-ci est est la seule qui aura un avenir, en effet, nous avons échangé nos coordonnées et souhaitons garder le contact.
Nous avons passé une belle nuit et avons eu du mal à nous quitter ce matin.
Nous rendons aujourd'hui hommage à Bérangère, Dada et le fruit de leur amour à naître, nous avons hâte de recevoir le faire-part de naissance et de les revoir tous les deux!
Nous avons repris notre chemin, le temps est très clément, malgré le petit orage qui a traversé le vieux couple que Béné et moi formons depuis 11 jours maintenant...
L'objet de la discorde a été le passage d'une rivière grossie par les récentes pluies.
Marius, apeuré par l'eau, ne voulait pas traverser.
Quant à moi, et comme l'an dernier
je voulais que Marius s'habitue à l'eau et dépasse cette phobie.
Bénédicte n'était pas d'accord et avait également peur.
Personne ne souhaitait céder et nous avons fini par nous séparer pour bouder dans les bois ;-)
Au bout d'une heure, temps nécessaire à la décompression de chacun, nous nous sommes rejoints, calmés et avons repris chemin commun.
Il est bon que l'orage éclate de temps en temps pour faire place au beau fixe.
Le terrain est rude, il fait très chaud, et nous avons accusé un dénivelé de près de 300m.
Nous avons passé le col de Coste Rayne.
A l'heure qu'il est, nous sommes en direction de Montaulieu puis de Curnier et pensons dormir à la belle étoile, dans la forêt domaniale du "Coucou"! Nous passerons normalement le col de la Vote.
@bientôt!
vendredi 30 mai 2008
J10 : 30 Mai : Tiens, il pleut...
Malgré notre campement de fortune construit sous le auvent de l'accueil du camping, nous avons passé une bonne nuit.
Nous nous sommes réveillés vers 7h30 et nos estomacs nous ont signifié qu'il était temps de faire des courses!
En effet, hier soir, il ne nous restait plus que 200g de pâtes et 2 oranges, alors les pâtes à l'eau et au sel, on les a trouvées succulentes!
Nous avons laissé passer une averse de plus, puis séché Marius et nous sommes partis de La gautière vers 10h, après avoir longuement discuté avec les propriétaires du camping charmants et que nous avons eu du mal à quitter... Ils ont eu la gentillesse de nous donner du foin pour Marius avant notre départ.
Jusqu'à midi, nous avons bien marché, un sentier assez bon même si sur la fin, nous avons retrouvé cette bonne vielle glaise bien lourde qui colle aux chaussure et aux sabots.
Après Pierrelongue, nous sommes arrivés à Mollans sur Ouvèze, alors que son épicerie venait de fermer...
En attendant sa réouverture à 15h30, nous avons mangé deux sandwiches au bar du village et nous sommes reposés et ravitaillés ensuite, alors que la pluie se remettait à tomber et trempait Marius.
Sagement, nous l'avons débâté et pris la décision d'attendre une accalmie pour repartir vers 16h.
Mais la pluie n'avait pas forcément envie de nous faire plaisir et nous a accompagnés jusqu'à présent, alors que nous allons arriver à Propiac, où nous allons dormir.
Nous avons fait une rencontre incongrue, mais salvatrice, Christelle, qui débarque du Puy En Velay avec sa camionnette aménagée, nous a proposés une infusion que nous n'avons pas refusée, elle nous a réchauffés et réconfortés.
Car il faut tout de même le dire, la pluie qui se mêle de nos affaires depuis quelques jours n'arrange pas les choses, nous sommes trempés de la tête aux pieds, il fait froid et forcément, la patience et le moral ont leurs limites.
Alors craquer est facile, mais heureusement, nous nous soutenons et tentons de nous faire rire mutuellement, la dérision guérit bien des maux!
La nature elle aussi semble en avoir ras les ruisseaux de la pluie, partout où nous allons, les cours d'eau sont gros et chargés de boue et la terre alentours regorge.
Demain, nous allons couper un peu le fromage et rallier directement Propiac à Curnier.
Bonne soirée!
jeudi 29 mai 2008
J9 : 29 mai : Quand le temps dicte son rythme...
Pour autant, nous ne voulions pas forcément partir plus tôt car il nous fallait faire une lessive et nous savions que La gautière était le dernier camping avant notre arrivée.
Pas de panique donc, nous avons tout lavé, étendu un peu pour sécher un peu et recharger toutes les batteries des appareils.
Et la pluie a continué de nous... clouer sur place finalement, à 14h30, j'ai fait mes petits calculs, il ne nous reste plus "que" 65 kms à parcourir, soit une vingtaine par jour et sans besoin de supprimer une étape.
Alors finalement, nous n'avons pas lutté contre les éléments et avons décidé de ne repartir que demain du camping.
Les propriétaires du camping nous ont autorisés à planter la tente sous le auvent de l'accueil et nous avons passé le reste de la journée à nous reposer et à...
Méditer!
Nos vies modernes nous conduisent à mener une course acharnée contre le temps, nous sommes conditionnés par des horaires, du réveil-matin à la pendule au boulot, de la minuterie du micro-ondes à l'heure qui scintille sur nos appareils et tentons de faire rentrer nos journées chargées dans ces laps de temps.
Alors qu'ici, le temps, c'est lui qui décide. Le temps, les éléments et la nature savent nous faire comprendre sans difficulté qu'il n'est pas besoin de tenter de le dompter. Ce que nous n'avons pas fait alors que prévu sur le parcours initial, nous le ferons tout de même, aujourd'hui ou demain, quitte à faire quelques aménagements.
De plus, en prenant un peu de recul, les conditions climatiques ne nous ont pas été si défavorables que ça, si ce n'est l'ascension du Ventoux, nous avons eu de belles journées et celle-ci est plutôt agréable, ne serait-ce que pour nous permettre de philosopher un peu!
Et d'ailleurs, demain, si le temps le permet, nous mettrons le cap directement sur Montaulieu.
Bonne nuit!
mercredi 28 mai 2008
J8 : 28 mai : Pas si vite!
Béné a très mal dormi, pour ainsi dire pas du tout, et à 6h30, elle était... fraîche comme un gardon!
Heureusement nos affaires étaient restées au sec sous un auvent à la Maison forestière.
Mais le temps de tout ranger, sécher et bâter Marius, il était déjà 9h30 quand nous avons quitté les lieux.
Nous avons remercié tout ce petit monde et avons repris notre chemin jusque sur les hauteurs de Plaisians où nous avons fait une pause déjeuner... Vers 14h30. Nous avons traversé un bois qui avait brûlé quelques années auparavant et au milieu de la verdure de saison, ce paysage soudain désolé, apocalyptique, où la nature tente de reprendre ses droits nous a attristés et choqués. Mais les jeunes pousses sur les arbres calcinés donnent de l'espoir!
J'ai repris le parcours emprunté l'an dernier et quand j'ai vu l'heure tourner et le ciel s'obscurcir, j'ai préféré faire une halte à La Penne sur Ouvèze, au camping la Gautière.
Le dernier km a été très difficile car le sentier était argileux et avec la pluie de la veille, nos chaussures accumulaient énormément de gadoue...
Le temps de planter la tente, d'attacher Marius et de sympathiser avec les charmants propriétaires, ( qui ont présenté Marius à de ravissantes chèvres naines...) et voilà que la pluie se met à tomber...
Plus qu'une solution, allez se coucher.
Demain, nous comptons rallier Propiac.
Bonne nuit!
mardi 27 mai 2008
J7 : 27 Mai : Une journée propice à la médidation...
Comme vous avez pu toutes et tous le constater, en ce moment, le mauvais temps n'épargne personne, je crois qu'on a tous eu l'orage cette nuit.
Nous en avons essuyé un ce matin également, c'est la raison pour laquelle nous n'avons quitté le camping du Mont Serein que vers 11h30, lorsqu'une accalmie et quelques rayons de soleil se sont enfin manifestés.Nous avons fait une grande boucle donc nous sommes un tantinet décalés de notre parcours initial sans le modifier et nous avons eu raison!
En effet, nous avons à un moment donné surplombé la vallée du Toulourenc.
Et c'est là que nous avons une fois de plus compris que la nature, on ne la domine pas, c'est elle qui donne à celui qui sait la respecter. Pris par le spectacle à couper le souffle et la sérénité du lieu, Béné et moi avons été pris d'une émotion irrépressible.
Nous sommes ensuite redescendus, pour rejoindre Brantes où nous sommes ce soir.La journée n'a pas été difficile au sens technique et même très paisible puisque nous n'avons pour une fois rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin.
Un des aspects d'une randonnée qui n'a rien de désagréable car autant il est riche de croiser des promeneurs ou des autochtones, autant nous avons apprécié cette journée sans avoir à parler et en profiter pour nous recentrer sur nous-mêmes, Béné et moi.Une ambiance propice à la méditation que nous avons vécu séparément elle et moi, très personnellement.
D'autant plus que le parcours n'est qu'en descente pure, même si mes chevilles ne trouvent pas ça forcément confortable.
Nous avons déjà parcouru 120 kms et la fatigue se fait sentir, peut-être nous relâchons-nous un peu désormais, surtout Marius grâce à qui nous avons maintenu un super bon rythme pour la phase d'ascension, qui n'était pas la plus facile.Nous sommes actuellement à la maison forestière de Brantes
Marius a accepté le box qu'on lui a proposé et va pouvoir se reposer et peut-être retrouver sa bonne humeur, ce matin, visiblement mal embouché, alors que Bénédicte est allée le chercher, il lui a pincé le bras. Parfois, on est pas du matin...
Béné a trouvé sur les chemins du tilleul et de la menthe fraîche et est en train de nous préparer une bonne infusion naturelle, rien de tel pour terminer une journée paisible.
Demain, nous gagnons Plaisians, puis Pierrelongue et Mollans-sur-Ouvèze, soit une bonne quinzaine de km.
Bonne nuit...
lundi 26 mai 2008
J6 : 26 Mai : Repos des pieds, on recharge les batteries du coeur!
Nous avons touché le Ventoux, certes, mais l'ascension et le retour n'ont pas été évidents, même si nous nous y attendions.
Froid, pluie, vent, fatigue, déception de ne pas avoir pu recevoir Morgane pour laquelle nous nous battons et la délégation des Virades, cette journée de repos était vraiment salvatrice et bienvenue.Surtout pour Marius, qui a bien entendu refusé de dormir dans le cabanon, par peur d'y entrer, et qui a donc passé la nuit dehors, sous la pluie et dans le vent.
Je l'ai trouvé ce matin trempé et grelottant de froid, il n'a pas refusé ma séance de séchage et de câlin, ni les granulés que François avait apportés hier, qui l'ont requinqué.
Et justement, une fois que nous aussi sommes redevenus secs et présentables, il ne nous manquait plus qu'à mettre les doigts de pieds en éventail et attendre que le soleil vienne nous réchauffer...
En vain. Malgré quelques rayons timides, nous n'avons pas pu nous réchauffer grâce à lui.
Et ça, Joëlle et François l'ont bien senti!
Il sont donc arrivés à point nommés les bras chargés de friandises pour tout le monde et le coeur rempli de joie.
Joëlle a pensé utile en me rapportant une paire de chaussures toute neuves, pour bien finir la randonnée, mais aussi plein d'autres victuailles bien agréables pour nous réconforter après les difficultés de la veille.
François a pensé à Marius, mais aussi à nous.
Le Ventoux, ça se mérite et ça laisse des traces!
Car si le corps est bien entendu marqué par l'aventure que nous vivons, Marius, Baya, Béné et moi, nos coeurs sont empreints de tout ce que la randonnée nous apporte.
Je repense notamment à hier.
Nous avons fait quelques courses arrivés à Bédouin, et acheté une pizza que nous avons décidé de déguster assis simplement sur un bout de trottoir. Non pas que nous n'avions pas envie de nous mélanger au reste du monde, mais tout simplement, sans réfléchir, je pense que nous nous sommes assis là, comme pour ne pas troubler l'ordre établi dans ce lieu que nous ne faisions que traverser.
Puis un gamin s'est approché, a caressé Marius et a entamé naturellement un dialogue, comme seuls les enfants savent le faire lorsqu'ils se savent en confiance.
Est venu le tour d'une mamie, tout aussi agréable et curieuse, qui nous a tenus compagnie.
Et quelques touristes se sont joints au petit groupe, ont pris des photos (l'effet star que je dois à Marius et non pas à mon fameux chapeau...).
En contraste, pendant que Béné, Marius et Baya attendaient dehors, j'étais encore dans la magasin et là, le regard et l'approche n'ont pas été les mêmes. J'ai senti comme une certaine réticence vis à vis de mon apparence qui semblait ne pas être en cohérence avec l'aspect et le contexte de ce petit village charmant, mais au demeurant très bourgeois du Vaucluse.
Ai-je été perçu comme un illuminé? Un marginal ou encore un nomade?
Peut-être, mais toujours est-il que je sais pourquoi et comment j'avance et ces regards ne m'ont pas gêné. Après tout, le cliché des apparences a la vie dure. Je ne cherche pas forcément à être vu ni entendu, je ne fais que passer.
Mais dès lors qu'on dépasse cet aspect, on s'aperçoit que le naturel prend le dessus et que sans rien demander, le partage se fait, le don de soi, de ce que l'on est au delà de ce que l'ont montre.
Le bonheur est là, tout simplement.
Une randonnée, ce n'est pas que des dénivelés, des points sur des cartes et des performances, des victoires de l'homme sur la nature. Marcher, c'est aussi aller au plus profond de soi, ne faire confiance qu'en son instinct enfoui, que le monde d'aujourd'hui parasite et empêche de faire surface quand l'urgence se présente.
Et ça, Marius est là pour permettre d'établir ce pallier entre nous et la nature que nous respectons sous nos foulées.
Marius est un animal, sa seule loi, c'est son instinct. Quand il est fatigué, il n'avance plus, il ne tente pas de lutter. Quand l'un de nous ne va pas fort et que nous tentons d'avancer grâce à notre raison, Marius le sent, son instinct se met en route et il se rapproche de nous pour nous faire comprendre qu'il ne faut pas lutter.
De fait, nous retrouvons peu à peu notre centre, notre foi, et le sentiment que nous sommes bien vivants et capables de lâcher prise et de suivre aussi notre instinct, celui qui tantôt nous pousse à avancer, et tantôt nous indique de nous arrêter.
J'ai compris cela l'an dernier, alors que Brigitte, arrivée en cours de route, m'a servi de guide, non pas sur les sentiers de la Drôme, mais sur celui de ma vie.
Aujourd'hui, et maintenant que je ne fais que conforter ce que j'ai appris et que je sais, c'est à Bénédicte que je tente de montrer ce chemin, son chemin.
Comme quoi, on a beau suivre le même sentier caillouteux ou pentu, on marche pour soi, loin du monde, la nature et l'instinct nous guident vers ce que nous avons tant de mal à trouver aujourd'hui.
Voilà ce que certains hommes appellent courir, grimper, ramer contre les éléments, mais contre eux-mêmes.
Personnellement, je marche cette année pour les Virades, mais également pour suivre le chemin de ma vie, que j'ai emprunté l'an dernier.
Marius, Baya, François, Joëlle et tous ces gens dont le coeur nous a été ouvert à l'occasion de ces brèves rencontres sont là pour me rappeler que les hommes sont encore bons et sont capables de donner sans attendre autre chose que le bonheur de partager.
Demain, nous repartons en direction de Brantes et de Plaisians, soit 23 kms, de la pure descente, la vallée nous rappelle à nouveau!
Bonne nuit!
dimanche 25 mai 2008
J5 : 25 mai : Les choses sérieuses ont commencé!
Je me suis mis à me poser des tas de questions quant au déroulement de cette ascension, même si je n'avais aucun doute sur ce qui l'avait motivée et sur ce qu'elle allait m'apporter de positif et enrichissant. Mais le stress m'a envahi, nous sommes sur le point de gravir le Mont Ventoux, plus qu'un point culminant sur une carte, un réel symbole.
Nous avons retardé notre départ matinal à 10h, après avoir dû gérer l'humidité du matériel.
Nous avons repris le GR91 laissé la veille et...
C'est parti pour les sentiers en direction du Mont Ventoux!
Une belle grimpette plutôt à bon rythme.
Et là, les choses sérieuses ont vraiment commencé puisque nous avons encaissé un dénivelé de près de 200m en peu de temps. Les couleurs vivent se délavent peu à peu, laissant place à des paysages minéraux pastels, d'ocres jaunes et gris bleu.
La délégation des Virades de l'espoir que nous devions rencontrer en ce lieu magique n'a malheureusement pas pu être présente en raison des très mauvaises conditions climatiques, un vent qui balaye tout, une température avoisinant les 0 degrés et un terrain très accidenté, sur lequel j'ai laissé une de mes semelles de chaussures. Mais ce n'est que partie remise, nous nous rencontrerons avec les organisateurs des Virades dès notre retour, en prévision de l'ascension prévue au mois d'Août.
Nous sommes redescendus à grands regrets sur la station du Mont Serein, et nous sommes installés au camping à 21h, après une bonne dizaine de km de descente abrupte.
Nous sommes au sec et confortablement installés dans une caravane, tandis que Marius et Baya, qui a fini par se libérer de sa muselière, sont à l'abri dans un cabanon.
Nous sommes fatigués, très, très très fatigués, surtout Béné qui a imité Marius et qui s'est légèrement assoupie en marchant, et que j'ai réveillée...
Par conséquent, et vu que nous maintenons un bon rythme, nous avons décidé que demain serait une journée de relâche et de repos.
Comme chaque jour et chaque paysage sont différent, s'il est bien une chose rassurante et récurrente depuis que je pars en randonnée avec Marius, c'est la richesse et le bonheurs de toutes ces rencontres qui surgissent aux détours des sentiers.
Bonne nuit!
samedi 24 mai 2008
J4 : 24 mai : Quand le Ventoux est au bout de nos rêves...
La soirée a été l'une des plus belles, passée en compagnie de randonneurs et promeneurs voisins, de l'Isère et des Bouches du Rhône.
Mais la nuit a été un peu agitée pour Marius qui ne nous a pas trop vus. J'ai constaté ce matin que le stress provoqué par notre absence lui avait coupé l'appétit, l'herbe a ses pieds n'avait pas été touchée.
Nous sommes partis vers 11h et avons décidé de ne pas traverser Malaucène malgré la beauté et le charme de ce petit village provençal.
Nous avons emprunté le GR4 par la Combe de Comentige puis gravi le mont Piaud et avons traversé la forêt domaniale du Ventoux.
Bonne nuit!
vendredi 23 mai 2008
J3 : 23 mai : De petites rencontres en grands bonheurs...
Au détail près que c'est à 6h pétantes que j'ai été réveillé soudainement par une sulfateuse qui menaçait de nous bombarder, vu que nous avions dormi au bord des vignes et le souvenir que François avait oublié de me laisser la couverture de Marius hier soir.
Le temps nuageux de ce matin ne m'a pas permis de recharger mon téléphone avec l'énergie de notre habituel soleil, mais un gentil couple a accepté que je le fasse de chez eux, bien que je les ai réveillés à 7h20.
Ce matin, les chevilles se rappellent douloureusement à notre souvenir, Béné et moi en souffrons tous les deux, et les crampes dues aux nouvelles semelles de mes chaussures n'arrangent rien, mais nous allons vite nous adapter.
Nous sommes partis tranquillement de Mérindol en direction de Faucon vers 9h et avons profité de ce charmant petit village pour nous arrêter boire un café sur la place. Nous avons rencontré une grand-mère fascinée par notre convoi, qui a eu une phrase sur laquelle il sera bon de méditer, " L'homme choisit sa charge, c'est mental, mais l'âne non." Nous avons été pris en photos, appréciant à sa juste valeur ce statut de stars champêtres, ce qui fait toujours autant plaisir à Marius.
Nous sommes arrivés à Entrechaux, où nous aurions dû bivouaquer hier soir et je suis allée présenter mes excuses aux propriétaires du camping "Les 3 rivières", qui devait nous accueillir.
Nous avons repris notre chemin pour aller pique-niquer un peu plus loin et un peu plus tard dans un sous-bois clair. Un endroit idyllique s'il en est.
C'est à 15h30 que nous avons levé le camp et avons malheureusement dû changer de trajet en raison du contenu des cartes IGN obsolètes qui nous avaient indiqués des sentiers qui n'existaient plus...
C'est sur la départementale que nous avons continué et la première grosse frayeur est apparue.
Marius a été surpris par une voiture et à rué vers la droite. Fort heureusement, aucune voiture n'arrivait en face à ce moment et Bénédicte a su le maîtriser pour le remettre dans " le droit chemin". Je pense qu'il devait dormir, car oui, contre toute attente, les ânes dorment parfois en marchant. Il devait s'être lassé de marcher sur du bitume...
Plus de peur que de mal donc, et nous avons pu rejoindre un sentier de campagne pour rallier Malaucène. Nous avions prévu de passer la nuit sur une aire naturelle mais ne disposant pas d'abri ni pour Marius et Baya, ni pour nous et comme le temps tourne à l'orage, nous avons préféré chercher le gîte équestre que la carte IGN désignait comme le plus proche.
Évidemment, la carte n'était pas à jour, le gîte n'était plus que d'étape, mais la patronne a eu la gentillesse de nous accueillir et trouver à mettre Marius à l'abri. Quant à nous, nous sommes logés dans une chambre d'hôtes.
Tout le monde est donc bien à l'abri et plutôt en pleine forme, surtout Baya qui semble n'être jamais fatiguée, elle...
Depuis le départ, comme les étapes que nous franchissons ne sont pas encore compliquées ni fatiguantes, je profite des lieux magnifiques que nous traversons et visitons, de cette nature qui nous donne sans compter, que nous tentons de respecter à sa juste valeur et surtout, je me nourris de toutes ces rencontres, qui, mêmes fugaces, laissent des traces indélébiles de bonheur et de joies partagées.
L'an dernier, j'avais déjà retiré le même sentiment lors du Marius Tour,
mais cette année, je confirme que les rencontres que je fais sont de plus en plus belles.
Quant à la relation déjà proche de la fusion avec Marius, je ne peux que constater que les liens qui nous unissent se resserrent d'avantage avec le temps.
Il suffit que je m'éloigne un instant de sa vue pour qu' immédiatement, il le sente et tente de me retrouver. Dès qu'il ne me voit plus, il m'appelle et prend le chemin le plus direct pour me rejoindre, "à vol d'oiseau".
Cet après-midi, nous nous sommes retrouvés à la croisée de deux chemins et ne sachant lequel emprunter, je suis parti en éclaireur, laissant Marius et Béné attendre que je les appelle.
Elle m'a rejoint, mais seule, Marius était parti à ma rencontre, en parallèle, guidé par le son de ma voix.
Marius devient plus qu'un compagnon de route, un réel compagnon de vie.
Demain, nous allons à Bedouin, avec un gentil petit dénivelé d'entrée de jeu et 23 km, nous dormirons au pied du Géant de Provence que nous allons toucher du bout des rêves.
Bonne nuit..
jeudi 22 mai 2008
J2 : 22 mai : Avec le Mont Ventoux comme phare.
D'autres prennent leur temps pour se préparer...
Et vas-y que je t'arrime...

Certains attendent...

Que d'autres soient prêts...

Enfin, le départ... à 11h30!

Et après une 1ère grimpette...

Elle est pas belle la vue?

C'est donc en toute fin de matinée que nous avons quitté Nyons, après avoir passé la nuit chez Nicole, en raison de l'humidité extérieure. Nicole, que nous remercions pour son accueil chaleureux et les photos prises ce matin.
Malgré l'heure avancée de la journée, nous n'avons pas perdu trop de temps puisque nous avons tout même parcouru une bonne vingtaine de kilomètres sur les 30 prévus.
En effet, Marius, dépassé par Baya, doublée à nouveau par Marius, remonté par Baya, nous ont faits mener bon train à tel point que nous avons marché à 5 km/h par moments!
Jaloux autant l'un que l'autre, c'est à qui obtiendra en premier nos faveurs!
Sales mômes!
Nous avons donc contourné Mirabel et Piegon sur les hauteurs, pour arriver ce soir à Mérindol.
Chemin facile, plat et goudronné, ce qui ne nous a pas empêchés de nous paumer et faire quelques détours. La famille Blanc, que nous avons rencontrée, nous a gentiment offerts quelques cerises savoureuses et une dame nous a désaltérés.
La chance et le bonheur des rencontres sont encore au rendez-vous cette année puisque François nous a rejoints pour nous apporter des pizzas et changer la couverture de protection de Marius, qui tiendra mieux que la neuve.
Ce soir, nous allons dormir dans un champ, surveillés de plus en plus près par le Ventoux, à la fois imposant et rassurant, comme un phare...
Demain, nous comptons rallier comme prévu Malaucène.
Bonne nuit!
mercredi 21 mai 2008
J 1 : 21 mai : Quand La Ville Est Tranquille...
Il m'a fallu faire un dernier tri, notamment au niveau des vivres car Baya fait partie du voyage, (on emporte pour elle 6 kilos de croquettes!) et petit détail de dernière minute, la muselière et le collier que je lui avais achetés pour l'occasion étaient trop grands...
Les réglages effectués, nous avons pris le départ en empruntant l'ancienne voie ferrée qui reliait dans le temps Pierrelatte à Nyons, où nous ferons notre première halte du jour. Nous avons donc marché bon train, sur du plat, avec parfois quelques petits détours inopinés qui nous ont faits perdre quelques minutes, mais nous ont permis de prolonger cette belle première balade sous un soleil franc et massif.
Marius, boosté par l'allure de Baya, tentait sans cesse de la doubler et nous a montrés que c'était lui le premier, le préféré du convoi ... Quoi jaloux? ;-)
N'empêche qu'à force de faire le fanfaron, il a envoyé balader la nouvelle couverture de protection que je lui avais offerte et a carrément débâté.... Ah ces bêtes...! Mais rien de grave, nous avons pris le temps de tout remballer et ranger et l'aventure s'est de nouveau mise en route, en chemin!
Y'a plus qu'à ranger !!
Nous sommes arrivés aux portes de Nyons vers 23h, en pleine nuit. Quelle magie de traverser la ville avec juste ses candélabres comme lumière et les grillons comme compagnons.
Nous allons nous restaurer et dormir chez une amie, Nicole, mais je me demande si on ne va pas profiter de la douceur du climat de la nuit pour dormir à la belle étoile...
Demain, nous comptons rallier Nyons à Entrechaux, soit une bonne trentaine de kilomètres, autant dire que la dizaine que nous avons parcourue aujourd'hui était une petite mise en jambe, histoire de chauffer les roues!
Mais tout le monde a repris ses marques assez rapidement et pour notre plus grand bonheur.
Je sens que l'aventure va être aussi riche et belle que celle de l'an dernier, sinon plus, ce que j'espère vivement!
@demain!
mardi 20 mai 2008
J-1 ... : A Brigitte....
"Neuf mois... c'est long..." m'étais-je dit. Neuf mois et tant de temps à se poser la même question : "Et après cette aventure ?"... "Après cette marche extraordinaire qui avait changé ma vie. Cette marche au cours de laquelle j'avais trouvé les clés que je cherchais ...
Neuf mois... On y est... Enfin... Une date qui coïncide avec l'ascension du Ventoux... Etrange... Un signe?
Mais si cette marche qui commence demain a d'autres objectifs, elle reste néanmoins porteuse d'espoirs.
Brigitte : cette nouvelle randonnée t'es dédiée...Chaque jour, je penserais très fort à toi.
mercredi 14 mai 2008
J-7 : Petits entraînements entre amis !
jeudi 8 mai 2008
J-14 : Parcours définitif ...
Avec du recul, je me dis que j'ai bien fait de décaler cette ascension. D'abord parce que le temps s'annonce bien plus clément, mais également parce que j'ai un peu plus de temps pour la préparer. Tellement de choses encore à caler avant le départ : véto, osthéo, maréchal ferrant, trousse de secours à vérifier, nourriture à acheter, sac à finir de préparer, et matériel à acheter... Bref, il reste encore beaucoup à faire en un peu plus de dix jours...Quant à la neige, elle a presque complètement fondu au sommet du Ventoux. Toutefois, le site de Météo France annonce en ce moment, des températures nocturnes très très fraîches : entre 0 et 4°. Je crois que je vais acheter un duvet plus chaud !!
En ce qui concerne le parcours, il n'a pas changé. Seule petite différence : nous grimperons le Ventoux en cinq jours au lieu de quatre ce qui permettra d'étaler un peu les 100 km qui nous séparent du Géant.
J'ai prévu une journée de repos. Elle pourra être décalée selon le temps. Je pense m'arrêter dans la Vallée du Toulourenc. Vallée étroite aux gorges étroites et magnifiques... On verra bien. Pour nous l'essentiel étant d'arriver dimanche 25 mai à 17H au Ventoux.
Jour 1 (mercredi 21) - en fin d'après-midi - : Rousset-les-Vignes / Nyons (11,15 km)
Jour 2 (jeudi 22) : Nyons / Faucon / Entrechaux - Camping "Les Trois Rivières" (29,35 km)
Jour 3 (vendredi 23) : Entrechaux /Malaucène - Camping Le Grozeau - (11,65 km)
Jour 4 (samedi 24) : Malaucène / Bédouin (21,85 km)
Jour 5 (dimanche 25) : Bédouin /Chalet Reynard / Mont Ventoux / Mont Serein (camping) (26,19 km)
Jour 6 (lundi 26) : Mont Serein / Brantes / Plaisians (23,06 km)
Journée 7 (mardi 27) : Plaisians /Pierrelongue /Mollans-sur-Ouvèze (Camping) (15,73 km)
Journée 8 (mercredi 28) : Repos
Journée 9 (jeudi 29) : Mollans-sur-Ouvèze / Propiac /(15,96 km)
Journée 10 (vendredi 30 mai) : Bénivay-Ollon / Montaulieu (18,88 km)
Journée 11 (samedi 31 mai) : Montaulieu /Curnier /Aubres (12,75 km)
Journée 11 (dimanche 1 juin) : Aubres / Nyons /Rousset (16,40 km)
lundi 21 avril 2008
Ventoux 2008 : Départ décalé !!
Y'a plus de saison et cette année l'hiver joue les prolongations !En ce moment, selon le directeur de la station du Mont Serein Benjamin Blanc, il faut, pour randonner dans le Ventoux, s'adapter à un terrain mixte, à savoir cailloux - neige - glace, et avoir des chaussures de montagne, des crampons ou des raquettes. Je me vois mal expliquer à Marius qu'il lui faudra chausser des raquettes pour grimper le Géant de Provence qui culmine à 2000 m d'altitude... Et franchement, je ne suis pas certain qu'il soit partant ! En plus il chausse petit, alors pas moyen de trouver un maréchal ferrant prêt à lui clouer des crampons sous les sabots!
Bref... Soyons raisonnables et prudents ! Je préfère décaler le départ de quelques semaines au cas où une nouvelle vague de froid s'abattrait sur nos contrées.
Nous partirons donc le jeudi 21 mai prochain. Le retour est prévu pour le 1er juin. Par ailleurs, nous devrions atteindre le sommet du Ventoux le dimanche 25 mai. Les dates seront confirmées dix jours avant le départ... On ne sait jamais !!
vendredi 18 avril 2008
Marius sur Radio Marseillette

Implantée en Languedoc-Roussillon dans la région viticole du Minervois et à la limite des Corbière, Radio Marseillette a découvert le blog de Marius grâce à Zette, attachée culturelle de cette radio !
Dans le cadre de son agenda culturel quotidien, elle annonce quelques-un de ses coups de coeur web : "Comme je suis le blog de Bouille et Marius depuis l'an dernier, et que je trouve son initiative pour la Virade excellente, j'ai souhaité en savoir plus. L'ensemble de l'équipe de radio Marseillette a approuvé et félicité son initiative ainsi que son parcours"... Ca fait toujours plaisir !! Merci Zette...
(Cliquez sur le bouton bleu)
lundi 14 avril 2008
Ascension du Ventoux : J-10
Ce fut laborieux mais on y arrive... Il faut dire qu'il est difficile de tracer un circuit qui nous conduira au sommet du Géant de Provence dans une région aussi belle ! Difficile de choisir le chemin à emprunter, de faire un choix dans les magnifiques paysages qui nous attendent. Il fallait trancher. C'est fait !Au programme donc : 200 km de marche entre Drôme Provençale et Haut-Vaucluse. J'espère que le temps sera plus clément. Aujourd'hui le Ventoux était encore sous la neige... D'ici que l'accès au sommet soit interdit aux ânes non équipés de chaînes... !! Cela dit, les intempéries font aussi partie du périple... Et puis, on verra bien, on est toujours à temps de mettre en place un plan B.
Le départ est prévu dans moins de quinze jours. Nous grimperons le Ventoux par la face Sud et devrions dormir une nuit au Chalet Reynard. Si tout va bien, nous atteindrons la cime le 27 avril après avoir longé la crête. Au sommet de ce lieu mythique et symbolique, des bénévoles de l'association Vaincre la Mucoviscidose Drôme-Ardèche, devraient nous attendre. L'occasion pour nous de présenter notre projet de randonnée au profit des Virades de l'Espoir. Pour les nouveaux visiteurs, il s'agit d'une rando de 350 voire 400 km prévue au mois d'août dont le but sera de sensibiliser les personnes que nous rencontrerons mais également de récolter des dons.Une fois là-haut, nous ne serons qu'à mi-parcours. Le périple se poursuivra par la Vallée du Toulourenc que nous traverserons après être redescendus du Géant. Puis retour en Drôme Provençale pour rejoindre Nyons en cinq jours.
Jour 1 (jeudi 24) - en soirée - : Rousset-les-Vignes / Nyons (7 km)
Jour 2 (vendredi 25) : Nyons / Faucon / Entrechaux - camping "Les Trois Rivières" (32,76 km)
Jour 3 (samedi 26) : Entrechaux /Malaucène / Bédouin (30, km)
Jour 4 (dimanche 27) : Bédouin /Chalet Reynard / Mont Ventoux / Mont Serein (camping) (29 km)
Jour 5 (lundi 28) : Mont Serein / Brantes / Plaisians (23,06 km)
Jour 6 (mardi 29) : Plaisians /Pierrelongue /Mollans-sur-Ouvèze (Camping) (15,73 km)
Journée 7 (mercredi 30) : Repos
Journée 8 (jeudi 1er mai) : Mollans-sur-Ouvèze / Propiac /(15,96 km)
Journée 9 (vendredi 2 mai) : Bénivay-Ollon / Montaulieu (18,88 km)
Journée 10 (samedi 3 mai) : Montaulieu /Curnier /Aubres (12,75 km)
Journée 11 (dimanche 4 mai) : Aubres / Nyons /Rousset (16,40 km)
mercredi 13 février 2008
Ascension du Ventoux... Revoir (presque tout) le parcours...
Après plusieurs minutes de discussions avec le propriétaire, celui-ci m'a conforté dans ma volonté d'arpenter cette montagne mythique.
Plusieurs parcours se sont dessinés au fil de la conversation. Une chose est sûre : il me faut préparer un "circuit Bis" en cas de mauvais temps. A près de 2000 mètres d'altitude, Marius n'appréciera certainement pas les fortes rafales de vent. "Le Mistral souffle très fort là-haut et c'est souvent intenable" nous a prévenu le cavalier. Aujourd'hui, je ne nous vois pas dormir au Mont-Serein par temps pourri!
Alors soit...
Le premier circuit que j'ai tracé au départ de bédouin est long de 23 km et nous conduirait au sommet directement. Le camping du Mont-Serein se trouve 10 km plus bas. Y dormir nous obligera à revenir sur nos pas le lendemain si nous voulons longer la crête. A moins que je ne décide de redescendre vers Brantes ou Mollans sur Ouvèze. Mais ce serait nous priver d’un panorama magnifique.
Plus court (20 km), le second circuit passe, lui, par le Chalet Reynard, sur la face sud, où nous pourrions éventuellement dormir en cas de mauvais temps. C'est toutefois encore à vérifier ! Mais préférer ce parcours ne nous permettra pas de dormir au Mont-Serein... Pour rejoindre le sommet, nous aurons encore près 6 km de marche.
Dilemme !!
jeudi 31 janvier 2008
L'ascension du Ventoux : le parcours...

Ca y est !! Les dates sont fixées : le départ de la rando est prévue le vendredi 25 avril en fin d'après-midi pour quelques kilomètres seulement. Retour le dimanche 4 mai !
Jour 1 : Rousset-les-Vignes / Nyons (7 km)
Jour 2: Nyons / Piégon (15,97 km)
Jour 3 : Piégon / Faucon / Entrechaux (camping "Les Trois Rivières") : (14,14 km)
Jour 4: Entrechaux / Malaucène (12,09 km)
Jour 5: Malaucène /Bédouin (16,52 km)
Jour 6: Bédouin / Ventoux (23 km) + retour camping Mt Serein (10 km de descente)
Journée 7 à 10 .... ??
Le parcours se dessine... Mais pour le retour je ne sais pas vraiment. Je prends le problème dans tous les sens mais peu importe le chemin, me manque une journée de marche pour arriver dans les temps!
Trois possibilités s'offrent donc à moi :
1) Demander une journée de congé supplémentaire... Oublie, ça va être difficile.
2) Changer le circuit... Mais pour faire une boucle, ce tracé est idéal.
3) Faire des étapes plus longues... Je crois que ce sera le mieux... Mais cela veut dire aussi que la première journée fera au moins... 30 km !!! Oulà... Faut que j'm'entraîne vraiment !!!
Je retourne dans mes cartes IGN, j'ai encore un peu de boulot...
samedi 19 janvier 2008
Le Mont Ventoux en mai prochain

Moins de huit mois nous séparent de prochaine édition du Marius Tour.
Doucement le projet se dessine. Merci pour tous vos messages et vos idées.
Comme je l'ai déjà dis, Marius marchera cette année pour la Virade de l'Espoir. Nous donnerons notre souffle pour lutter contre la mucoviscidose. Nous vous en dirons un peu plus début février.
En attendant, il nous faut nous entrainer ! Voilà six bons mois que l'on s'encroûte en attendant les beaux jours. Comme l'an dernier, nous partirons en mai au moins pour six jours de marche peut-être neuf. Cette fois, direction le Géant de Provence haut de ses 1912 m. L'idée est de faire de l'arrivée au sommet du Ventoux, un petit évènement pour lancer le Marius Tour.
Tout cela se met en place petit à petit.
vendredi 12 octobre 2007
Marius Tour 2008 : On reprend la route contre la mucoviscidose
Comme je l'avais évoqué lors du Marius Tour, l'édition 2008, qui se déroulera en août, sera dédiée à la "Virade de l'espoir". "Donner son souffle pour ceux qui en n'ont plus" voila qui me plait !!L'idée étant de récolter des dons ou des promesses de dons tout au long d'un périple de trois semaines.
Mais sous quelle forme? Je cherche des idées et sollicite mes lecteurs.
Je pensais imprimer des t-shirts et les vendre, mais il me faudrait au moins un deuxième âne pour les charger. Autre idée, la vente de ballons pour un "lâcher" lors de la Virade qui a se déroule fin septembre. C'est moins encombrant un ballon mais au combien plus polluant lorsqu'il retombe dans les forêts ou dans les océans.
Bref... J'ai un an pour préparer ce nouveau défi : parcours, ravitaillement, préparation physique, récolte des dons, partenaires, ... Je compte m'appuyer également sur les organisateurs de Virades locales.
Toutes les idées seront donc les bienvenues !!
Alors, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et de vos propositions!
Merci d'avance...







